Les Garaldes
Ainsi appelés en référence aux deux
pères des deux archétypes de cette famille illustre, le
graveur de caractères français Claude Garamond et l'imprimeur
et éditeur vénitien Alde Manuce. Dérivés des
Humanes, les Garaldes sont caractérisés par des proportions
plus fines et des déliés de jonctions plus souples. La traverse
du 'e' prend la forme horizontale qu'elle ne perdra plus.
Les Garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères
du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien
Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance,
présente une meilleure définition que les caractères
humanes.
L'élégance
des Garaldes en précise les grandes lignes :
si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques
des Humanes disparaissent avec les Garaldes. Ainsi, en bas de casse, la
barre oblique du "e" s'horizontalise et s'élève,
le "a" gagne une larme ou une goutte, le "z" récupère
une traverse pleine. En capitale, le "M" et le "A"
perdent leurs empattements supérieurs.
La création des caractères Garaldes, comme le Garamont de
1510 à 1530 et plus précisément leur production,
furent motivées par la rénovation d'une typographie rustique
Humane.
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Ces nouveaux caractères devaient servir la volonté politique
de transmission du savoir sous le règne de François 1er.
Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour la transcription de la langue
française que les grammairiens, tel Robert Estienne, commencaient
alors de régir.
De même, le Caslon, qui répond aux nécessités
de transcription de la langue anglaise, est créé en Angleterre
à la même époque.
Dans la famille des Garaldes, on retrouve le Garamont et le Galliard.
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