|
![]() ![]() ![]() ![]() |
Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation ou neurostimulation transcutanée La stimulation électrique transcutanée consiste à appliquer des impulsions de bas voltage au niveau du système nerveux périphérique par l’intermédiaire d’électrodes placées sur la peau dans le but de moduler la douleur. Le tens produit des impulsions biphasiques. La fréquence varie de 1 à 200 Hz. Le tens est une forme moderne de courant qui travaille efficacement sur la douleur. Le mécanisme dépendra de la fréquence utilisée et le tens dispose de deux modalités d’antalgie :
Propriétés
Le TENS est donc basé sur la théorie de l’électrostimulation
sensitive par un courant biphasique symétrique compensé. Il
existe trois grandes modalités d’application.
Antalgie
par inhibition sensitive segmentaire
Le principe de ce courant repose sur la théorie du
gate control. La stimulation des fibres de gros calibre inhibe, au niveau
de la corne postérieure de la moelle épinière, la transmission des
messages nociceptifs véhiculés par les fibres de petit calibre A d
et C. En conséquence, les impulsions doivent être de durée brève (<
1 msec), l'intensité confortable, ne provoquant au patient que des
fourmillements (seuil de la sensibilité tactile) et de fréquence
comprise entre 80 et 150 Hz. Les impulsions sont bidirectionnelles à
front raide afin de permettre une stimulation efficace d'au-moins 30 min
sans risque de brûlure. Antalgie
par libération d'endorphines
Les endorphines et enképhalines sont des morphines
endogènes, protéines élaborées par le cerveau et présentes dans
diverses structures du système nerveux central. Les morphines endogènes
sont les neuromédiateurs naturels de l'analgésie. Elles peuvent se fixer
sur les récepteurs cellulaires morphiniques de certaines structures
cérébrales (thalamus, système limbique, tissu réticulé) en produisant
une action sédative de la douleur comparable à celle de la morphine.
L'électrostimulation peut provoquer la libération de substances
morphinomimétiques endogènes. L'analgésie ainsi obtenue est abolie par
la naloxone, antagoniste de la morphine. Les courants de très basse
fréquence (4 Hz), appliqués par de grandes électrodes placées sur le
rachis avec une intensité élevée produisant une secousse musculaire
rythmée et une sensation désagréable à la limite de la douleur pendant
30 min, provoquent une augmentation significative de 22 % du taux
d'endorphine par rapport au taux basal. Cette augmentation se prolonge
pendant 30 min après l'arrêt du traitement. Antalgie
par hyperstimulation nociceptive
Les
stimulations nociceptives activent les contrôles inhibiteurs diffus
nociceptifs. Une stimulation nociceptive hétérotypique peut induire
l'inhibition des neurones convergents de la moelle, relais des voies
nociceptives. Cette inhibition implique la mise en jeu de structures du
tronc cérébral, en particulier le noyau du raphé magnus. Ici, la
fréquence est de 100 à 150 Hz, l'intensité élevée au maximum
supportable par le patient et la séance ne dure que quelques minutes
selon la tolérance du patient. Les électrodes sont placées à distance
du site de la douleur, en évitant les corps charnus musculaires afin
d'éviter des contractions tétanisantes. Modalités
pratiques
Si on utilise des fréquences faibles, la largeur de
l'impulsion sera de 50 à 100 micro-sec, si on utilise des fréquences élevées
(> 100 Hz) la largeur de l'impulsion augmentera également, 150 à 200
micro-sec. Il existe trois modes d'utilisation :
Des traitements quotidiens et plusieurs fois par jours (dans les gros cas chroniques, utilisation de tens portable afin que le patient puisse l'utiliser plusieurs heures par jour) sont nécessaires. Si pas d'amélioration dans les 5 premiers jours, il faut arrêter.
indication
contre-indication
|
Pour toutes questions ou remarques concernant ce site et / ou
l'électrothérapie, vous pouvez envoyer un
E-MAil à Elio di Palma.
|