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Le courant continu (ou galvanique) est un courant entretenu
par une différence de potentiel constante. Et pour autant que le conducteur
soit de résistance fixe, il conserve une intensité constante.
L’ion positif (cation) qui a perdu un électron est attiré
par la cathode (électrode négative) qui en possède en excès. L’ion
négatif (anion) porteur d’un électron supplémentaire, migrera vers l’anode
(qui est positive). C’est l’électrolyse ou ionophorèse.
UTILISATION
MEDICALE
L'utilisation médicale découle des propriétés
biologiques. Il ne faudra pas oublier le risque de brûlure. L'intensité à
utiliser nécessite d'ailleurs une remarque préalable. Il est plus logique
d'introduire la notion de densité du courant. On a pas intérêt à utiliser
les intensités maximales supportables, car l'expérience a montré qu'il est
aussi efficace d'utiliser de faibles intensités.
La tolérance de la peau est de 0.5 à 1 mA/cm² de surface
d'électrode. Il faut également se rappeler que la résistance de la peau
diminue au cours du traitement, à la suite de son humidification et de sa
polarisation. La sensation de courant diminue d'ailleurs au cours de
l'application.
On connaît la capacité du courant unidirectionnel de faire
pénétrer dans les tissus, certaines molécules ioniques. Ces ions suivent la
voie du courant électrique, les canaux excréteurs des glandes sudoripares et
sébacées. Ils diffusent dans le derme où ils s'accumulent sans dépasser la
couche capillaire. Ils sont ensuite drainés par la circulation locale, puis
dispersés par le flux sanguin. Les ions médicamenteux, présentent un temps d’élimination
beaucoup plus long que s'ils étaient injectés en intramusculaire.
Les particularités biologiques de l’ionophorèse méritent
qu'on s'y arrête. En effet, l’expérience prouve que l'activité
thérapeutique locale des ions actifs présente des singularités :
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Elle est plus lente, mais plus durable que celle suggérée par la
pharmacologie classique. |
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Elle est disproportionnée par rapport à la faible quantité de produit
diélectrolysé. |
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Elle est majorée si on lui associe le même produit par voie
générale. |
Une explication de l'originalité de l'action thérapeutique
des ions "diélectrolysés" réside dans le fait qu'après être
arrivés dans les tissus biologiques, ils sont soumis, dans un deuxième temps,
aux effets physico-chimiques de ce courant. Placé dans un champ électrique,
ils sortent des vaisseaux sanguins et se propagent facilement dans les lacs
interstitiels des tissus conjonctifs. Ils rencontrent alors des membranes
intercellulaires dont ils transforment l'état de polarisation en utilisant les
charges électriques qu'ils apportent. Cette modification de polarisation des
membranes expliquerait la potentialisation de l'activité thérapeutique du
médicament.
On peut appliquer le courant
de manière longitudinale ou transversale. L'éponge imprégnée
de l'ion utilisé doit toujours être connectée à l'électrode de même
polarité. On fait ensuite passer le courant avec une intensité variable
suivant la surface des électrodes, en pratique entre 0.1 et 0.2 mA/cm²
d'électrodes. La durée doit être d'au moins 30 min, on observe le début
de la pénétration après environ 15 min et atteint son maximum après une
vingtaine de minute.
Liste des produits les plus courants (cette liste n'est pas
exhaustive) :
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L'ion
calcique (+) : a une action analgésique et sédative, il s'emploie
dans les algies post-traumatiques, les entorses, les syndromes
algodystrophiques, les névralgies. Il se présente en solution de chlorure
de calcium à 2 %. |
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L'ion
magnésium (+) : analgésique et fibrolytique. Même indications que le
Ca. On le trouve sous forme de chlorure de magnésium à 10 %. |
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L'ion
iode (-) : sclérolytique. Il est utilisé pour les cicatrices
vicieuses, les adhérences cutanées, la maladie de Dupuytren, dans les
raideurs articulaires. On l'utilise en solution d'iodure de potassium à 1-2
%. |
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L'ion
salicylé (-) : utilisé en solution de salicylate de soude à 2 %, a
un effet anti-inflammatoire et s'attaque aux périphlébites, aux arthroses
et aux rhumatismes ab-articulaires. |
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La
procaïne et la xylocaïne (+) : ampoules ou flacons à 2 %. Leur effet
anesthésique est utilisé pour produire une anesthésie locale, dans la névralgie
du trijumeau par exemple. |
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L'histamine
(+) : utilisée en solution de bichlorate à l/5000, possède un effet
révulsif et vasodilatateur et s'utilise dans les algies rhumatismales dégénératives
et articulaires ainsi que dans les contractures musculaires. Attention, la
durée de l'ionisation ne peut pas dépasser 3 min sous peine de provoquer
des réactions allergiques et des céphalées. |
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Le
coltramyl (+) : solution à 0,04 %. Prendre une ampoule de 2 ml
(4mg/ampoule) et diluer 1 ampoule dans 8 ml d’eau distillée. Myorelaxant,
utilisé dans les contractures musculaires. |
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L’indocid
(-) : solution à 1 %. Prendre un flacon de 50 mg de poudre lyophilisé
et diluer dans 5 ml d’eau distillée. A.I.N.S., on l’utilise dans les
pathologies inflammatoires. |
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Le
voltaren (-) : solution à 0,75 %. Prendre une ampoule de 3 ml (75
mg/ampoule) et diluer dans 7 ml d’eau distillée. A.I.N.S., on l’utilise
dans les pathologies inflammatoires. |
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L'acide
acétique (-) : solution aqueuse à 2 %. Dissolution de dépôts
calcaire, dans les myosites calcifiantes et les calcifications périarticulaires. |
Règles
d’utilisation
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La
peau doit être sèche et dégraissée (à l’éther) |
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La
pureté de la solution doit être absolue. |
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Les
éponges ne peuvent servir qu'à un seul produit, sous peine de « parasiter »
les solutions. |
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Les
éponges doivent être plus larges que les électrodes et ne doivent pas être
trop épaisses. Les éponges (actives) seront correctement imbibées de la
solution (humidifiées entièrement mais non trempées) car si la répartition
n'est pas homogène ou que l'éponge coule, il y a risque de brûlure. Le
rinçage des éponges doit se faire à l'eau désionisée, afin d'éviter
d'avoir des ions qui se trouvent dans l'eau du robinet. Les éponges (indifférentes)
sans solution, seront humidifiées à l’aide de l’eau du robinet. |
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Les
éponges contenant les électrodes seront intimement appliquées sur la
peau, à l'aide de bandes élastiques de caoutchouc (isolant ) et non de
bandes velpeaux qui sont conductrices et s'imbibent de la solution. |
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Attention
le risque de brûlure est réel. Si le patient ressent une impression de brûlure,
il faut arrêter le traitement, vérifier, modifier si nécessaire (éponges
trop mouillées, intensité trop forte ), voire arrêter complètement. |
CONTRE-INDICATIONS
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un
utérus gravide et trois premiers mois de grossesse |
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les
infections aiguës |
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attention
aux pièces métalliques |
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pas
sur des lésions ou infections cutanées |
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attention
chez un patient qui transpire ou qui vient d'être traité par thermothérapie,
car il y a modification de la résistance cutanée. Afin d'éviter ce problème,
la thermothérapie sera toujours effectuée après. |
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ne
pas dépasser les intensités permises et même si la surface d'électrode
le permet ne pas dépasser 25 mA. |
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attention
aux allergies et aux contre-indications médicamenteuses |
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faire
très attention lorsqu’il y a un hématome et / ou un œdème frais. Il
est préférable d’attendre 48 heures. |
BIBLIOGRAPHIE
SOMMAIRE
LIENS
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