| Sandy Dillon | |||||||
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Certains artistes vivent des moments tragiques pendant lesquels la mort, la malchance leur font face. Et certains lieux communs, certains noms apparaissent comme par hasard dans leur biographie. Ainsi, après ses études, Sandy Dillon déménage au Chelsea Hotel de New-York. Le soir elle s'installe au piano dans des bars gays, dans des clubs pour y jouer du jazz.... Elle trouve un double rôle dans une revue de Broadway (The First 5000 Years) où elle incarne Janis Joplin et Wendy O Williams (Plasmatics vous vous souvenez : les pinces à linge sur les tétons !) mais suite au manque de succès le show s'arrête après quelques semaines ! Elle retient malgré tout l’attention du manager Tony De Fries (Bowie, Iggy Pop) qui l'aide à signer pour deux albums chez Elektra. Mais ces albums (Candy from a stranger et Flowers) ne seront jamais publiés malgré les productions de Man Parrish, Mick Ronson (guitariste de Bowie) et Dieter Meier (Yello). Sans oublier la présence de Jaco Pastorius (Weather Report) à la basse ! |
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A la mort de Steve, je ne perdais pas seulement mon mari mais je perdais aussi mon producteur musical. C’est compréhensible que dès cet instant toute ma vie changeait. Nous étions tout le temps ensemble non seulement comme couple mais nous travaillions tous les jours ensemble. Soudainement je me retrouvais aussi sans mon partenaire en musique. C'est la raison pour laquelle j'ai voulu changer de style et inclure beaucoup d'électronique. Il reste encore des traces de mon passé musical mais je voulais réellement faire quelque chose de neuf.
Vous avez continué de vivre en Angleterre entre cette séparation et le nouvel album? "Nobody’s sweetheart" est un titre relativement triste... C’est toi sur la pochette du cd ? On dirait que tu as les larmes aux yeux et ton maquillage semble aggraver la tristesse... Tu as donc composé presque seule ces nouvelles chansons... Sur cet album il y a beaucoup d’électronique. Tu as composé de quelle façon ?
Un titre est malgré tout très différent : "Don't blame you now", très psyché rock… Heather Nova fait une apparition sur un titre. C'est un amie ? Tu as vraiment une voix particulière…
Dans quelques jours tu seras en concert aux "Nuits du Botanique". Tu peux nous dire quelques mots sur ce concert ? Claudy Jalet le site : http://www.indian.co.uk/artists/dillon/ |
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Sandy Dillon "Nobody's sweetheart" (Labelman - Zomba)
Content qu'il était le "boss" de Labelman quand il m'a annoncé que le nouveau Sandy Dillon sortirait sur son label en Belgique. Et pour une première étrangère c'est un beau coup. Après deux albums sur lesquels on a souvent comparé la chanteuse américaine à Tom Waits, voici venu le temps du virage. Même si la chose n'est pas évidente sur le titre d'ouverture où le piano prédomine. Etrangement le seul titre qu'elle auto produit !Le reste est souvent le fruit d'une large collaboration avec Julius Waters de Kinobe. Dès "It must be loved" arrivent les programmations électroniques et un sampling d'Arthur Lee ! (Red Telephone). Le nouveau ton est donné : des rythmes métronomiques souvent issus de machines, un impact plus direct parce que c'est plus "pop" dans les mélodies et dans les voix (même si les ambiances sont encore ancrées dans un univers sombre, proche du trip hop intense). Au quatrième titre, on ne doute plus de la nouvelle option puisque Heather Nova vient chanter en guest (le single "Shoreline"). Parmi les autres surprises on notera le psychédélique "Honeymoonee", les superbes interventions des cordes, d'un mellotron (décidément bien remis au goût du jour) et le punky garage électro psyché "Don't blame you now". Avec cet album Sandy garde son public mais s'ouvre énormément de portes. (CJ) |
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