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Monsoon "Monsoon" ( Depot 214 - LC Music)
Un an après sa formation en 98, ce groupe remportait le concours Verdur Rock à Namur, partait faire une tournée au Canada et enregistrait cet album sous la houlette de Rudy Coclet (Arno) et de Pierre Vervloesem (dEUS). Deux sommités que l'on retrouve derrière de nombreuses productions belges. Un cd marqué par l’union entre une superbe voix féminine réminiscence de PJ Harvey mais incroyablement proche de celle de David Surkamp (Pavlov Dog) dans les moments les plus aigus et un rock intelligent, dense sur lequel l’apport de cordes (violon, violoncelle) développe originalité et apport mélodique. Sans oublier les présences plus intimes d’une clarinette ou d’un vibraphone. Au final on se retrouve avec un premier album passionnant dont certains titres (One million roses ou Home sweet womb) possèdent l'instantanéité nécessaire à un passage radio. Un bon point aussi pour la pochette coquine mais sans un gramme de vulgarité. CJ |
Morbid Angel "Heretic" (Earache)
Les dieux du Death sont de retour ! Attendu comme le Messie, ce nouvel opus de l’ange morbide a de quoi en dérouter plus d’un. Les compositions sont extrêmement "touffues", voire même décousues tant les structures des morceaux sont complexes. Aujourd’hui, beaucoup de groupes ont des structures très recherchées (Dillinger Escape Plan, Meshuggah, Neurosis, …) mais peu les executent à 289 km/h. Bien sûr, Morbid Angel n’a jamais fait de chansons à la Weezer, que l’on peut siffloter sous la douche, mais ce coup-ci, ils se sont surpassés. Si certains albums du combo restaient relativement accessibles au fan de metal de base ("Gateways to Annihilation" par exemple), "Heretic" repoussent encore un peu les limites. Les inconditionnels de Morbid Angel vont se régaler, les autres risquent vraiment l’indigestion. John |
Naifu " Three Ladybirds and A Big Cockroach" (Naifu,Rue de la Conciliation, 64,1070 Bruxelles) - MCD
Première démo pour ce jeune (créé fin 2002) groupe bruxellois composé de 3 filles et d'un mec. Ce quatuor marie très bien la douceur avec l'énergie brute, les mélodies douces-amères avec les guitares hargneuses, la pop avec la noise. Le mélange est bien réalisé car il place l'auditeur entre deux eaux, celui-ci ne sachant pas réellement comment aborder cette dualité musicale. Un très bon premier essai. LS |
Nihil Obstat " Narcissus" (Nova Express)
Mieux vaut tard que jamais mais voici enfin la chronique du premier album de Nihil Obstat. Un album aux mélodies mélancoliques et à la rythmique lancinante. Les émotions ressortent très fort mais celles-ci sont souvent sombres, voire désespérées. La rythmique s'immisce lentement dans votre esprit elle tente de frayer un passage aux âmes torturées qui s'échappent de la musique de Nihil Obstat. LS |
Nine " Killing Angels" (Burning Heart)
Inconnu pour moi mais apparemment une référence pour pas mal de monde, Nine nous livre ici un album son quatrième produit par l'un des maîtres en la matière, Daniel Bergstrand, l'un des producteurs les plus prisés dans le milieu. Et c'est vrai que le son est à la hauteur de sa réputation : énorme, clair et d'une énergie atomique. La pochette vaut aussi le détour et est signée par Jacob Bannon, le chanteur de Converge. Oui, mais musicalement, cela donne quoi : une mélange de rock et de hardcore. Des rythmes très lents, dépressifs, un chant à la limite du death mais compréhensible, d'une puissance incroyable, crié et presque rauque, des guitares aux gros riffs rock'n'roll. La lourdeur de la musique vous plaque contre un mur et vous écrase petit à petit la tête. Une bonne découverte pour moi, une confirmation pour beaucoup d'autres. LS |
NoFX " Regaining Unconsciousness" (Fat Wreck Chords) - MCD
Avant la sortie de leur album, NoFX nous avait proposé ce 4 titres nous laissant augurer d'un nouvel opus digne du groupe. NoFX vous prend d'abord par les sentiments avec une mélodie pop avant de passer à la vitesse supérieure avec ces guitares punk. Mais NoFX a l'art de tromper son monde avec par moment des accents plus dub ou ska. Un disque digne du groupe sans aucune surprise : ni mauvaise, ni bonne. LS |
NoFX " The War On Errorism" (Fat Wreck Chords)
Pour son premier album sur son propre label, Fat Mike et son groupe NoFX font très fort au niveau de la pochette et du titre. Giorgio le clown y est mis à l'honneur et est la base essentielle des paroles de cet album qui est plus que politiquement engagé. Sinon pas de surprises si ce n'est un retour à des guitares plus brutes, à une production moins propre, à plus de hargne. Cet album prouve une nouvelle fois, pour ceux qui se seraient encore permis d'en douter, que NoFX est définitivement le leader de la vague punk-rock. Juste petite fausse note pour moi, c'est le morceau plus ska "Anarchy Camp" qui est d'une qualité moindre par rapport au reste. LS |
Nostromo " Ecce Lex" (Overcome Records)
Quel album ! Qu'est-ce qu'on en prend plein les oreilles pendant 12 morceaux. Nostromo, ce quatuor helvète nous livre une sorte de fusion entre du hardcore pur et dur, du death, du grind mais tout cela est saupoudré de mélodies et de passages plutôt "noise". Un album d'une précision incroyable. Tout à l'air d'être pesé, testé, bien mis là où il doit être pour arriver à vous retourner un max. C'est une véritable bombe sonore. Par moments, il y a des respirations mais celles-ci n'existent que pour vous amener encore plus loin dans cette explosion sonore. Une explosion nucléaire de sons et d'énergie. Impressionnant !!! LS |
Olivier Andu " K2" (Bang!)
Auteur de déjà deux albums minimalistes, Olivier Andu nous revient avec le premier d'une série de 4 disques qu'il a nommés "4 couleurs". Ce premier volume étant de couleur grise, il ne faut évidemment vous attendre à beaucoup de joie et d'allegresse dans ce disque surtout qu'il a décidé d'aller au bout de son envie de faire dans la simplicité et dans le naturel. En effet, sur ce disque, il n'a absolument pas utilisé le système habituel de compression du son qui permet d'avoir un son plus ou moins uniforme, tout ici est brut. Il faut aimer ce qui est low-fi, minimaliste car à part la guitare acoustique et sa voix, vous n'aurez droit qu'à la beauté et à la simplicité des compositions. LS |
Papas Fritas "Pop Has Freed Us" (62 TV Bang !)
Le trio américain a décidé de stopper l’aventure et seul le chanteur guitariste Tony Goddess reste dans le milieu musical. Nous verrons de quoi sera fait son avenir : en solo ou en groupe. Pour l’instant , voici en signe de clôture, un luxueux digipack qui comprend un cd 17 titres dont 9 inédits en albums et un dvd avec trois clips (Way you walk, Hey hey you say et Afterall). Papas Fritas jouait soit une pop/punky sautillante, hymnique, fraîche, soit des morceaux plus délicats avec de l’importance donnée aux voix (comme les Beach Boys ou les Beatles) et des cordes en soutien. Comme sur le beau et frêle "Say goodbye". Pour bien démontrer cet amour de choses diverses, ils reprennent Television et Fleetwood Mac. Mais quand on aime la musique avant les attitudes, c’est une chose que l’on conçoit. Un livret explique tous les titres et un journaliste new-yorkais raconte ses débuts qui coïncident avec ceux d’un groupe qu’il va suivre et aimer. A Tony Goddess d’écrire la suite musicale... CJ |
Pearl Jam "Lost Dogs" (Epic)
Une collection des Faces B et des chansons inédites de Pearl Jam sur un double album, c'est ce qu'est la dernière sortie en date de Pearl Jam: "Lost Dogs". Et l'idée est loin d'être mauvaise. Rassemblant les laissées pour comptes de la carrière du groupe de Seattle, Lost Dogs laisse souvent place à deux sentiments opposés. A l'écoute d'un titre, l'un peut se dire: "Pourquoi n'ont ils pas mis cette merveille sur un album?", tandis que d'autres se diront:" Waow, ils ont bien fait de la laisser de côté celle-là…". Car il y en a pour tous les goûts, pour tous les fans, de toutes les périodes et de tous les styles. Certains préféreront la voix cassée et émue d'Eddie Vedder des débuts, d'autres celle de la maturité, grave et posée mais ultra mélodique… Bien sur, "Lost Dogs contient des hits tout fais, déjà connus d'ailleurs par beaucoup comme "Yellow Letbetter" ou "Last Kiss". L'album est intelligemment divisé en deux parties, un cd rassemblant les chansons les plus rock et agressives, l'autre rassemblant les ballades et chansons plus expérimentales dont Pearl Jam se montre de plus en plus adeptes au fil des années. Détail intéressant, le carnet contient les commentaires des membres du groupe sur chacune des chansons, que ce soit personnel ou simples remarques. Niels |
Pelican "s/t" (Hydrahead)
Le label Hydrahead n’est pas réputé pour sortir des disques accessibles au grand public. Cet album de Pelican confirme cela. La musique de Pelican peut sans aucun problème être décrite comme un croisement entre Scissorfight, Neurosis et Crowbar. Que du tout bon en somme ! Effectivement, ce mini-album (4 titres) est monstrueux et donne vraiment envie d’écouter l’album complet qui ne devrait d’ailleurs pas tarder. "Pulse", "Mammoth", "Forecast for today" et "The woods" sont des petits bijoux de metal lourd, gras, poisseux combiné à des ambiances très pesantes aux odeurs d’apocalypse. A découvrir au plus vite. John |
Pennywise " From The Ashes" (Epitaph PIAS)
Rien de neuf avec ce nouvel album de Pennywise (le 7ème). Pennywise est une référence en matière de punk-rock et chaque nouvel album est un peu la suite, voire même la copie du précédent. Leur marque de fabrique est des rythmes endiablés et des guitares acérées et fonceuses. Les textes de leur côté sont toujours coup de gueule. Et cet ensemble fait le charme de Pennywise. Cette chronique ne se veut pas critique mais plutôt un constat car mieux vaut un nouvel album de Pennywise que le disque de n'importe quelle tentative de groupe-clone. LS |
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