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Damien Jurado "Ghost of David" (Sub Pop)
Comme tout le monde le sait, la dépression tue. Le bien connu chanteur folk Nick Drake est lui-même mort en 1974 à l'âge de 26 ans d'une overdose accidentelle d'antidépresseurs. Damien Jurado, le jeune chanteur-compositeur de Seattle se dirigeait vers la même destinée quand il se laissa aller dans une crise de nerf il y a 4 ans, jusqu'à ce que les mêmes médicaments ne sauvent sa santé et redonnent une cure de jouvence à l'écriture de nouvelles chansons mélancoliques et proches."Ghost of David" rassemble les unes après les autres de très douces et calmes chansons qui ont les particularités d'être simples, personnelles, remplies d'impact et surtout intéressantes et fortes. Heureusement, Jurado s'est rétabli avant qu'il ne devienne une de ces victimes rock'n'roll trop jeune pour mourir. Maintenant, il écrit des chansons dépressives, chansons qui témoignent de la fragilité de l'esprit humain avec autant d'honnêteté, de douleur et d'incertitude que certains compositeurs connus l'ont fait avant lui. En plus de sa voix chancelante, du piano occasionnel et de parfois sa guitare acoustique mal accordée, Jurado conserve des arrangements anti-pop en les gardant honnêtes et directs. Si vous voulez passer un hiver chaleureux et joyeux, la musique de Damien Jurado n'est certainement pas ce que vous cherchez. Mais si vous avez envie d'écouter un talent naissant qui expose sa tendresse et qui met son esprit à nu, luttant contre ses propres démons, "Ghosts of David" vous est recommandé. Mais n'oubliez pas de mettre tout objet tranchant hors de vue et d'avoir du Prozac à portée de main… Niels |
Davide Balula " Pellicule" (Active Suspension Bang!)
Ce premier album de Davide Balula, l'une des dernières signatures du label Active Suspension (Hypo,Domotic,Shinsei,..) est une petite perle. Notre homme nous propose des mélodies d'une douceur et d'une pureté incroyables souvent accompagnées par sa seule guitare acoustique à laquelle il rajoute de légers bruitages sonores ou expérimentations électroniques. Un mélange incroyable. On pourrait croire que les deux ne se marient pas ou difficilement mais Davide Balula nous prouve le contraire. Tantôt chantées, tantôt instrumentales, les 12 compositions ont chacune une personnalité propre mais se fondent dans un ensemble concis. Une perle rare assurément. LS |
Dead Pop Club " Autopilot Off" (Crash Disques - Bang!)
Pour ce second album, Dead Pop Club a encore fait appel au maître de la production outre-quiévrain, à savoir Fred Norguet. Mais à côté de la production impeccable, il faut reconnaître les grands mérites du groupe qui montre que la nouvelle génération française a de grandes qualités mélodiques. Car Dead Pop Club nous livre 12 compositions aux mélodies impeccables bien boostées par un esprit très rock au niveau des guitares. On pourrait nommer leur musique soit "pop-core" tant les deux esprits se rencontrent parfaitement dans leur musique. L'imagerie du CD est très science-fiction avec les photos d'ovni, ou des paroles se rapportant au phénomène ou à des comics. Citons aussi l'hommage rendu à Joey Ramone sur "Save The Last Dance". L'avenir du rock en France est assuré. LS |
Deftones "Deftones" (Maverick)
Deftones est sans doute le seul groupe issu de la vague néo-metal des débuts (avec Korn, Coal Chamber et Limp Bizkit) à avoir gardé une certaine crédibilité. Pourquoi ? Certainement parce que le groupe a su évoluer vers une musique plus mature et plus complexe qu’à ses débuts alors que les autres ne font que reproduire leur premier opus, en moins bien. On peut même dire que Deftones est une influence majeure pour la majorité des groupes issus du courant "Emo", surtout grâce à la voix exceptionnelle de Chino. Ce "Deftones" ne révolutionne pas le genre et continue dans la lignée "passage violent passage très mélodique" si chère au groupe de Sacramento. On notera tout de même un retour à un ton plus dur, plus metal, par rapport à "White Pony" qui était basé sur les ambiances et les mélodies (souvenez-vous de cet incroyable "Passenger" avec le chanteur de Tool en guest). En gros, un bon album des Deftones avec de bonnes mélodies et des moments plus agressifs. John |
Devildriver "s/t" (Roadrunner)
Devildriver est le nouveau groupe de Dez Fafara. Qui est ce type allez-vous me demander ? C’est le chanteur de Coal Chamber, groupe qui a visiblement mis la clef sous le paillasson. Depuis quelques années déjà, le Dez nous rabâche sans cesse qu’il veut revenir à du vrai metal mais que ça n’était pas possible au sein de Coal Chamber, puisque les autres membres du groupe étaient des fans de hip-hop et de musiques électroniques. Il a donc décidé de monter (enfin) son groupe de metal pur et dur. A la première écoute, ce Devildriver est très agréable et surprend agréablement ceux qui s’attendent à du Coal bis. Car ça n’est pas du tout cela : Devildriver est bien plus agressif et bien plus tourné vers les guitares que ne l’était CC. Les tempos sont aussi beaucoup plus soutenus et on peut déceler quelques influences nouvelles pour le sieur Fafara : black, death, … Au fur et à mesure des écoutes de cet album, la joie du début fait place à un doute affreux : et si Devildriver n’était pas meilleur que Coal Chamber, mais juste plus metal, plus violent ? En effet, les compositions sont assez pauvres et ont tendance à lasser au bout d’un certain temps. Bref, cet album est un bon disque de metal bien agressif mais absolument pas révolutionnaire, ni original, simplement efficace. Ce qui finalement, n’est déjà pas si mal … John |
Djizoes " The Croncrete Fog" (PTR,CP 5281,1211 genève 11 Suisse) - MCD
Pour la 14ème sortie de son single-club, PTR nous propose 6 titres d'un jeune genevois qui pratique un métal assez traditionnel. C'est bien foutu avec une rythmique infernale, un chant à la fois puissant et planant et des guitares acérées mais malgré tout discrètes. LS |
Donkey Skonk " Help or fight babylon" (Donkey Skonk Production - donkeyskonk@yahoo.fr)
Moi qui croyait qu'en Dordogne il n'y avait que du foie gras, je dois revoir mon jugement avec ce groupe issu de la région de Bergerac qui nous propose ici un premier album de très haute qualité. La fusion ska-core est d'une réussite exemplaire. L'agressivité d'un côté, la respiration rythmique de l'autre. Chaque morceau est d'une richesse musicale incroyable et surtout d'une diversité de tons, de sons et de rythmes différents. Et lorsque le besoin s'en fait sentir, les cuivres viennent lâcher une bouffée d'oxygène au milieu de ce magma sonore. Et le groupe apparemment ne s'arrêtera pas là car ils sont en train de nous préparer un nouvel album pour 2004. LS |
Do Or Die "Trinacria" (Goodlife Recordings)
Cette troisième plaque de DOD n’est pas comme les autres puisqu’il s’agit ici d’un album live. On pouvait logiquement s’attendre à un bon disque étant donné que Do Or Die est un groupe de scène. C’est tout à fait le cas. Les morceaux qui composent cet album ont été enregistrés au festival de Dour et au Streetlive, deux endroits que la bande à Chris apprécie beaucoup. Comme à chaque prestation, DOD fout une grosse claque au public , et donc aussi à l’auditeur dans ce cas présent. Tout les titres sont hyper puissants, passant du hardcore old school à des mosh part assez impressionnantes (comme sur le terrible "Time has come") sans aucun complexe. Do Or Die vient d’ailleurs de récolter les fruits de son travail, puisque en un peu plus d’un an, ils ont assuré deux tournées européennes en compagnie de deux monstres du genres : tout d’abord avec Pro-Pain , ensuite avec Biohazard.John |
Elektrolochmann "Whatever The Occasion" ( Transsolar Records - Conspiracy) - EP
Un ep 5 titres pour ce quatuor essentiellement féminin (seul un garçon joue de la batterie) qui revisite une partie de la pop guitare alternative telle que nous la servaient (et le font encore) des groupes américains.. Ce que je leur reproche c'est une trop évidente similitude entre tous les morceaux, une pop lo-fi et une voix peu convaincantes. Désolé mais je ne parviens pas à accrocher malgré quelques écoutes. CJ |
Elysian Fields "Dreams that breathe your name" (Bang!)
Ce duo new-yorkais n'en est pas à son coup d'essai... et pourtant, on espère bien qu'ils réussissent une entrée méritée sur le sol français avec ce nouvel opus (après un EP et deux albums). Formé en 1995, Elysian Fields débarque dans la cour des grands avec ce Dreams that breath your name, qui porte bien son nom. Car au-delà de la voix langoureuse de Jennifer Charles et de la musique envoûtante de Oren Bloedow, c'est la faculté déconcertante de ce groupe à passer d'un style à l'autre sans pour autant déstabiliser l'auditeur. D'une pop alternative (Stop the sun) à une ambiance jazzy-films noirs 50's (Live for the touch) en passant par un rock saccadé (Timing is everything, Scratch), on s'engouffre avec délectation dans ce monde proche de celui de Mercury Rev (claviers et pianos en background y sont pour beaucoup) où se cotoieraient à merveille PJ Harvey et Beth Gibbons. Mythologiquement parlant, rappelons que ces Champs du Paradis étaient l'Eden de l'après-vie, l'endroit où les héros et poètes de la Grèce Antique allaient se réfugier pour l'éternité. Gageons que ces américains ont atteint leur paradis à eux en nous y entraînant durant ces treize plages (dont la dernière, cachée, est l'une des plus réussies) sensuelles et pures. Niels |
Exsonvaldes "Someday if I Want to" (exsonvaldes@exsonvaldes.net) - EP
"Someday if i want to", c'est ce que je me suis dit à la première écoute du 7 titres d'exsonvaldes...! Un jour si j'ai envie je me laisserai peut-être convaincre par ce groupe Parisien. En effet ce n'est pas tout de suite que j'accrocherai à ce combo français, mais c'est comme si j'en avais envie. Leur musique est efficace, un tantinet originale et surtout énergique et personnelle. Mais après les quelques écoutes accomplies à l'heure où j'écris, il manque cette petite touche qui fait qu'on adhère ou pas. Mais ce n'est que partie remise, c'est un de ces albums qui ne se laisse pas dévoiler tout de suite, pour faire durer le plaisir. Si je retiens avant tout le morceau de clôture, "Postslowrock" qui me fait revenir inlassablement vers le disque, il se détache écoute après écoute, de petites pépites mélodiques et rythmiques. Tant et si bien qu'il en devient un peu frustrant cet ep à n'être qu'un ep...! Oscillant entre rock carré ("Who's to blame") et pop étincelante ("Switzerland"), exsonvaldes n'aura rien à envier à pinback, nada surf et consorts. Niels |
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