Mise en ligne le 09/03/2004
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Willy Willy and the Voodoo band "s/t"(Shaky Three - Bang)
Willy Lambregt n'est autre que l'ancien guitariste des Scabs et de Vaya Con Dios aussi, formation qu'il avait montée en 1986 avec Dani Klein et Dirk Schoufs. Il vient de créer sa propre formation qui répond au nom de Willy Willy and the Voodoo Band. Martijn De Wagter aux drums et l'excellent René Stock (ex- Electric Kings et ex-Last Call) à la basse et à la contrebasse constituent la section rythmique. Si Willy a un petit faible pour le Rock'n'Roll et pour le Rockability, il privilégie le blues sur ce premier album, d'excellente facture, il faut le souligner. "Mr. Hot Shot" met la machine en marche et la basse de René impressionne par sa puissance. Les cuivres font une timide mais efficace apparition tandis que la voix ressort directement par sa présence. "Let's Have a Party" élève le débat sonore d'un cran. Indestructible, la rythmique d'acier impose un tempo hallucinant, tandis que le piano frénétique de Filip Ketels libère une guitare insatiable. Il faut reconnaître que dans ce style, le Voodoo Band est vraiment à son affaire. Et il en fait encore une démonstration avec "Shake, Rattle and Roll", "Miss Lucy", ou encore "Sincity". "Why don't you love me" ouvre une parenthèse country. L'atmosphère devient lourde, oppressante sur Voodoowomanblues, les cordes résonnent dans la chambre d'écho, le son évolue dans un univers assez trash, l'harmonica hurle de douleur face à l'attaque lancinante de cette guitare. Willy Willy est très conscient que le rock'n'roll ne peut renier ses origines et que le cœur de rocker peut succomber à ce blues originaire. Excellent et surprenant, cet opus est ponctué par "Sincity", un rock'n'roll d'enfer qui s'achève sur les chapeaux de roues. Ce groupe se démarque par son approche rock'n'roll et son côté percutant, et à mon humble avis, sur les planches, ça doit déménager… Niels
Zop Hopop "(INTERLUDE)" (Soundstation - Viva Disc)
Troisième album pour le liégeois Sacha Toorop et un album que l'on qualifiera de transition, d'aire de repos, de petit cadeau qu'il s'offre. Comme son nom l'indique (Interlude) doit être compris comme une pause, un moment de détente, d'attente, entre deux albums de compositons personnelles. Ici le contenu est fait de 9 reprises, de deux inédits et d'une nouvelle version de "Western" (+ le vidéo-clip) paru sur l'album précédent. Un album comme un regard sur des chansons qui l’ont ému. Peut-être aussi avec un peu de cette nostalgie qui nous est commune. Le choix est hétéroclite, étonnant et couvre trente ans de rock : des Ronettes à Bauhaus, de Petula Clarck aux Prunes, de Bowie à Dominique A... Les versions originales ne sont pas métamorphosées, elles sont chantées avec respect, avec déférence, avec la touche de Sacha bien sur mais c’est avant tout l’hommage du fan. Parfois ses choix nous laissent perplexe parce que faire suivre "Cœur blessé" par "Sol sunset" fallait l’oser. A signaler que c’est sa version de "Ashes to Ashes" de Bowie qui figure sur "Sacrés belges 2". CJ
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