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PLANTATION
DU JEUNE ARBRE AU GIBET DE BOIRS



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Environnement
naturel
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Une
première réserve naturelle à Boirs !
Un communiqué de
www.natagora.be
Depuis ce printemps, les habitants
de Boirs l’auront peut-être déjà remarqué, mais la grande prairie
derrière le Delhaize vient d’être munie de nouvelles clôtures et est
pâturée par un troupeau de moutons rustiques. C’est dans le cadre du
programme « Life Hélianthème », présenté dernièrement dans ce
magazine, que cette acquisition et ces travaux ont put se faire.
Il s’agit d’une première à Boirs. C’est donc une nouvelle réserve
naturelle qui vient de s’établir sur un coteau de la vallée du Geer.
Elle surplombe le village, en dessous de la grande croix métallique
visible depuis la sortie de l’autoroute E313. Le lieu-dit porte le
nom de « Derrière Les Massottes ».
Mais qu’est donc une ou un Massotte ? La croix porte-t-elle un nom ?
Si un lecteur détenait des pistes de réponses, nous sommes vivement
intéressés !
Pourquoi une réserve naturelle là-bas ?
En forte pente, sur un sol calcaire, bien exposée
au sud et bénéficiant donc d’un ensoleillement important, cette
grande prairie possède de nombreux atours et atouts: on y rencontre
déjà quelques espèces de plantes et d’insectes typiques de ces
pelouses calcaires qui sont à l’origine de la renommée de la
Montagne St Pierre et de la vallée du Geer. Notamment, le site
héberge une très belle population de grillon des champs, qui, en mai
et juin, fait entendre son chant stridulant. Amourette, arrête-bœuf,
pimprenelle, flouve odorante… sont autant de noms poétiques
désignant quelques-unes des fleurs présentes dans cette prairie…
Le site fait partie d’un
ensemble des réserves naturelles dans la vallée du Geer et à la
Montagne St Pierre côté mosan. Quand, dans ces réserves, la flore
particulière est en phase de floraison, il n’est pas pensable d’y
laisser pâturer les moutons. Ceux-ci auraient vite fait de se
régaler des plantes que nous souhaitons protéger. Il nous faut
trouver des prairies de délestage en quelque sorte. Les quatre
hectares ont été divisés en trois afin de permettre la rotation du
pâturage pour éviter une pression trop forte et réduire les risques
de propagation de maladies.
Vu la déclivité de cette prairie, elle a été faiblement amendée. Or
plus une prairie est pauvre en engrais ou autres apports, plus elle
est riche en biodiversité. Cela nous laisse des perspectives
favorables à l’établissement d’espèces spécifiques telles que
l’hélianthème, l’épervière piloselle, la petite oseille, la bugrane
rampante, des genêts et encore bien d’autres. Cette espérance est
raisonnable car cette flore est déjà présente à quelques centaines
de mètres de là. Un inventaire précis de la flore de la prairie est
en cours et confirme son potentiel botanique.
La gestion sera faite par fauchage
puis exportation du foin. Sur le regain, un passage dosé des moutons
sera nécessaire pour maintenir la hauteur de la végétation assez
basse.
Les ligneux comme l’aubépine, la
ronce, la clématite des haies ou le prunellier seront contenus.
Dans le bas de la prairie, nous
comptons planter une haie d’espèces uniquement indigènes.
Les arbustes seront choisis
particulièrement pour leur production de fleurs et de fruits. Ils
serviront de refuge et de nourriture à la faune. Sur le plateau, un
verger de vieilles variétés pourra être planté.
Comme vous venez de le lire les
projets et le travail ne manquent(ront) pas. De la route de la
vallée, vous pourrez, au fil des saisons, vous rendre compte de
l’évolution de la réserve.
Nous ne manquerons pas également
d’inviter les habitants de Boirs à visiter le site… Vous serez tenus
informés !
Contact :
Jean-Paul Théâtre…042279666.
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Réserves
naturelles...
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Un coin de Provence
égaré dans la Vallée du Geer !

Non loin de la ferme au carré de
la famille Delvaux, se dresse à l’entrée du tunnel de la ligne
de chemin de fer allant de Tongres à Aix-la-Chapelle, un petit
coin de nature aux formes, senteurs et stridulations rappelant
la Provence pittoresque de Pagnol...
Si en Provence la topographie est globalement vallonnée suite
aux ravines creusées par les orages violents, le relief de cet
endroit est tout aussi escarpé. Cette colline se présente sous
la forme d’un vaste coteau abrupt, orienté plein sud et
parsemé de multiples dépressions. Dans notre cas, il faut y
voir non pas une érosion naturelle, mais bien la main de
l’Homme. Jadis en ce lieu, la pierre à feu (le silex) était
extraite, puis taillée à ciel ouvert par les épinceurs. Mais
ce paysage accidenté doit surtout son modelage aux travaux de
construction du tunnel pour la voie ferrée perçant la «
Montagne Saint-Pierre » pour relier la vallée du Geer à celle
de la Meuse.
Par ailleurs, ce biotope n’a rien à envier à la garrigue et au
climat provençal. La craie y est omniprésente et affleure en
de nombreux endroits, tantôt sous la forme de falaises
rocheuses, éboulis ou encore à l’aspect d’une terre
rocailleuse blanchâtre. Ce sont d’ailleurs ces affleurements
qui créent ce microclimat particulier de type méridional. En
effet le jour, la roche calcaire par son aspect blanchâtre
réfléchit le rayonnement solaire sur la végétation
environnante et produit de la chaleur. La nuit, la roche
crayeuse restitue sous forme de rayonnements calorifiques une
partie de l’énergie solaire emmagasinée la journée.
C’est sur ce sol aride et aux températures élevées qu’y
prospèrent des pelouses sèches mêlées à des espèces végétales
de type méditerranéen : gentiane, aster, hélianthème,
orchidées... sans oublier les plantes aromatiques (marjolaine,
origan, pimprenelle, serpolet, thym, etc.).
A ce décor bucolique, viennent s’ajouter en journée les
stridulations du grillon champêtre et autres criquets. A la
tombée du jour, ce sont les sauterelles qui prennent le relais
pour cette sérénade estivale. Sauterelle, grillon et criquet
forment à eux trois l'ordre des orthoptères ou insectes
sauteurs. Si les deux premiers arborent de longues antennes
fines, le dernier se contente d'antennes plus courtes et
épaisses. Les cri-cri-cri des grillons et les ksi-ksi-ksi des
sauterelles sont émis par les mâles afin d’attirer les
femelles de la même espèce.
En fin à côté de ces chants d’amour nocturnes, les lampyres,
mieux connus sous le nom de « vers luisants » ont une
technique de séduction toute en couleur. En effet les femelles
dépourvues d’ailes possèdent à l’extrémité de l’abdomen des
organes luminescents, produisant une lumière verdâtre. C’est
ainsi qu’elles parviennent à attirer les mâles volant à la
recherche d’une compagne.
Vous l’aurez sans doute compris, il n’est
point besoin de courir bien loin ou de descendre 20 000 lieues
sous les mers pour découvrir la nature qui nous entoure. Ce
petit coin de nature perdu dans la vallée du Geer et aux
allures de Provence n’est ni plus ni moins le « Coteau du
Tunnel », une des sept réserves naturelles sur la commune de
Bassenge que l’asbl NATAGORA protège et gère en collaboration
avec la SNCB.
Contact :
Alexandre BERNIER
Conservateur de
la réserve
GSM :
0476/892.865
@
:
bernier.alexandre@gmail.com |
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Photo Regor |
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Mais où
sont donc passés les papillons ?
Un communiqué de
www.natagora.be
Nombreux sont ceux qui nous ont déjà signalé leurs inquiétudes cette
année devant la faible présence de papillons dans les jardins. Les
espèces de papillons encore abondantes il y a à peine quelques
années deviennent, en effet, elles aussi de plus en plus rares.
Même
des espèces comme la petite tortue ou le paon du jour,
visiteurs habituels et nombreux des fleurs des jardins, se font
discrets ! Quand aux papillons blancs, les piérides, souvent
regardés avec inquiétude par les cultivateurs de choux, on peut
parier que les chenilles ne poseront pas trop de problèmes cette
année étant donné le peu de fréquentation des adultes au potager.
L’année passée a été très mauvaise.
Il est encore trop
tôt pour tirer des conclusions pour l’année 2008 car les générations
estivales de nombreuses espèces doivent encore apparaître. Il semble
cependant que les chaudes journées que nous venons de connaître
soient favorables à l’éclosion d’un plus grand nombre d’espèces. Il
est donc probable que nous verrons plus de
papillons
dans
nos jardins cette année.
De plus, il y a eu une migration massive de Belle Dame la troisième
semaine de juin et les observations de ce papillon sont
quotidiennes.
Ne nous
leurrons pas, comparer une très mauvaise année 2008 avec une année
« normale » ne doit pas nous empêcher de nous inquiéter.
Les
papillons sont aujourd’hui plus que jamais confrontés à un
environnement défavorable. Les talus et les friches sont
traités, nos pelouses sont rases, notre environnement se
banalise. Il y a de moins en moins de place pour une nature
naturelle !
Pour
pouvoir suivre cette évolution au plus près, Natagora fait appel au
grand public pour la deuxième année consécutive afin de récolter un
maximum de données sur les espèces et le nombre de papillons qui
visitent les jardins. L’opération « Devine, qui papillonne au
jardin ? » doit en effet permettre d’avoir une idée des
papillons qui fréquentent les jardins et de l’abondance des espèces.
Cette grande opération de recensement se déroule cette année le
week-end des 1 et 2 août 2009.
Participer à
l’opération « Devine, qui papillonne au jardin ? »,
c’est ainsi non seulement l’occasion de s’émerveiller en observant
les différentes espèces de papillons qui visitent les fleurs du
jardin mais aussi de contribuer à leur étude. Avec leurs exigences
écologiques variées et leur sensibilité, les papillons sont de
précieux indicateurs de la qualité de notre environnement. Il est
donc très utile de recueillir des informations.
Votre
participation à cette opération est plus que jamais primordiale si
nous voulons suivre au plus près l’évolution de nos populations de
papillons et tenter de comprendre pourquoi de nombreuses espèces
deviennent si rares dans nos jardins alors qu’elles étaient très
communes il y a quelques années à peine.
Le
dépliant de participation de l’opération dans lequel sont illustrés
les principaux papillons de nos jardins, et l’explication de la
méthode à appliquer pour bien observer, est disponible à
l’administration communale de Bassenge, à la maison liégeoise de
l’environnement (jardin botanique) et sur le site
www.papillonsaujardin.be. Sur ce dernier, le public pourra
également encoder ses observations et découvrir, en temps réel, la
présence des différentes espèces dans nos régions.
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