Reportages et dossiers

By Regor Creative Communication
for Reflets asbl

Les reportages photographiques ont été réalisés par Dominique Pâques
 

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PLANTATION DU JEUNE ARBRE AU GIBET DE BOIRS


 

 Environnement naturel
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Une première réserve naturelle à Boirs !

Un communiqué de www.natagora.be

Depuis ce printemps, les habitants de Boirs l’auront peut-être déjà remarqué, mais la grande prairie derrière le Delhaize vient d’être munie de nouvelles clôtures et est pâturée par un troupeau de moutons rustiques. C’est dans le cadre du programme « Life Hélianthème », présenté dernièrement dans ce magazine, que cette acquisition et ces travaux ont put se faire.

Il s’agit d’une première à Boirs. C’est donc une nouvelle réserve naturelle qui vient de s’établir sur un coteau de la vallée du Geer. Elle surplombe le village, en dessous de la grande croix  métallique visible depuis la sortie de l’autoroute E313. Le lieu-dit porte le nom de « Derrière Les Massottes ».                                                                                                    
Mais qu’est donc une ou un Massotte ? La croix porte-t-elle un nom ? Si un lecteur détenait des pistes de réponses, nous sommes vivement intéressés !

Pourquoi une réserve naturelle là-bas ?

En forte pente, sur un sol calcaire, bien exposée au sud et bénéficiant donc d’un ensoleillement important, cette grande prairie possède de nombreux atours et atouts: on y rencontre déjà quelques espèces de plantes et d’insectes typiques de ces pelouses calcaires qui sont à l’origine de la renommée de la Montagne St Pierre et de la vallée du Geer. Notamment, le site héberge une très belle population de grillon des champs, qui, en mai et juin, fait entendre son chant stridulant. Amourette, arrête-bœuf, pimprenelle, flouve odorante… sont autant de noms poétiques désignant quelques-unes des fleurs présentes dans cette prairie…
Le site fait  partie d’un ensemble des réserves naturelles dans la vallée du Geer et à la Montagne St Pierre côté mosan. Quand, dans ces réserves, la flore particulière est en phase de floraison, il n’est pas pensable d’y laisser pâturer les moutons. Ceux-ci auraient vite fait de se régaler des plantes que nous souhaitons protéger. Il nous faut trouver des prairies de délestage en quelque sorte. Les quatre hectares ont été divisés en trois afin de permettre la rotation du pâturage pour éviter une pression trop forte et réduire les risques de propagation de maladies.
Vu la déclivité de cette prairie, elle a été faiblement amendée. Or plus une prairie est pauvre en engrais ou autres apports, plus elle est riche en biodiversité. Cela nous laisse des perspectives favorables à l’établissement d’espèces spécifiques telles que l’hélianthème, l’épervière piloselle, la petite oseille, la bugrane rampante, des genêts et encore bien d’autres. Cette espérance est raisonnable car cette flore est déjà présente à quelques centaines de mètres de là. Un inventaire précis de la flore de la prairie est en cours et confirme son potentiel botanique.

La gestion sera faite par fauchage puis exportation du foin. Sur le regain, un passage dosé des moutons sera nécessaire pour maintenir la hauteur de la végétation assez basse.

Les ligneux comme l’aubépine, la ronce, la clématite des haies ou le prunellier seront contenus.

Dans le bas de la prairie, nous comptons planter une haie d’espèces uniquement  indigènes.

Les arbustes seront choisis particulièrement pour leur production de fleurs et de fruits. Ils serviront de refuge et de nourriture à la faune. Sur le plateau, un verger de vieilles variétés pourra être planté.

Comme vous venez de le lire les projets et le travail ne manquent(ront) pas. De la route de la vallée, vous pourrez, au fil des saisons, vous rendre compte de l’évolution de la réserve.

Nous ne manquerons pas également d’inviter les habitants de Boirs à visiter le site… Vous serez tenus informés !

 Contact : Jean-Paul Théâtre…042279666.

 

Réserves naturelles...
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Un coin de Provence égaré dans la Vallée du Geer !

Non loin de la ferme au carré de la famille Delvaux, se dresse à l’entrée du tunnel de la ligne de chemin de fer allant de Tongres à Aix-la-Chapelle, un petit coin de nature aux formes, senteurs et stridulations rappelant la Provence pittoresque de Pagnol...

Si en Provence la topographie est globalement vallonnée suite aux ravines creusées par les orages violents, le relief de cet endroit est tout aussi escarpé. Cette colline se présente sous la forme d’un vaste coteau abrupt, orienté plein sud et parsemé de multiples dépressions. Dans notre cas, il faut y voir non pas une érosion naturelle, mais bien la main de l’Homme. Jadis en ce lieu, la pierre à feu (le silex) était extraite, puis taillée à ciel ouvert par les épinceurs. Mais ce paysage accidenté doit surtout son modelage aux travaux de construction du tunnel pour la voie ferrée perçant la « Montagne Saint-Pierre » pour relier la vallée du Geer à celle de la Meuse.

Par ailleurs, ce biotope n’a rien à envier à la garrigue et au climat provençal. La craie y est omniprésente et affleure en de nombreux endroits, tantôt sous la forme de falaises rocheuses, éboulis ou encore à l’aspect d’une terre rocailleuse blanchâtre. Ce sont d’ailleurs ces affleurements qui créent ce microclimat particulier de type méridional. En effet le jour, la roche calcaire par son aspect blanchâtre réfléchit le rayonnement solaire sur la végétation environnante et produit de la chaleur. La nuit, la roche crayeuse restitue sous forme de rayonnements calorifiques une partie de l’énergie solaire emmagasinée la journée.

C’est sur ce sol aride et aux températures élevées qu’y prospèrent des pelouses sèches mêlées à des espèces végétales de type méditerranéen : gentiane, aster, hélianthème, orchidées... sans oublier les plantes aromatiques (marjolaine, origan, pimprenelle, serpolet, thym, etc.).

A ce décor bucolique, viennent s’ajouter en journée les stridulations du grillon champêtre et autres criquets. A la tombée du jour, ce sont les sauterelles qui prennent le relais pour cette sérénade estivale. Sauterelle, grillon et criquet forment à eux trois l'ordre des orthoptères ou insectes sauteurs. Si les deux premiers arborent de longues antennes fines, le dernier se contente d'antennes plus courtes et épaisses. Les cri-cri-cri des grillons et les ksi-ksi-ksi des sauterelles sont émis par les mâles afin d’attirer les femelles de la même espèce.

En fin à côté de ces chants d’amour nocturnes, les lampyres, mieux connus sous le nom de « vers luisants » ont une technique de séduction toute en couleur. En effet les femelles dépourvues d’ailes possèdent à l’extrémité de l’abdomen des organes luminescents, produisant une lumière verdâtre. C’est ainsi qu’elles parviennent à attirer les mâles volant à la recherche d’une compagne.

Vous l’aurez sans doute compris, il n’est point besoin de courir bien loin ou de descendre 20 000 lieues sous les mers pour découvrir la nature qui nous entoure. Ce petit coin de nature perdu dans la vallée du Geer et aux allures de Provence n’est ni plus ni moins le « Coteau du Tunnel », une des sept réserves naturelles sur la commune de Bassenge que l’asbl NATAGORA protège et gère en collaboration avec la SNCB.

 Contact : Alexandre BERNIER

Conservateur de la réserve

GSM : 0476/892.865

@ : bernier.alexandre@gmail.com

 

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Photo Regor

Mais où sont donc passés les papillons ?
Un communiqué de www.natagora.be

Nombreux sont ceux qui nous ont déjà signalé leurs inquiétudes cette année devant la faible présence de papillons dans les jardins. Les espèces de papillons encore abondantes il y a à peine quelques années deviennent, en effet, elles aussi de plus en plus rares.

Même des espèces comme la petite tortue ou le paon du jour, visiteurs habituels et nombreux des fleurs des jardins, se font discrets !  Quand aux papillons blancs, les piérides, souvent regardés avec inquiétude par les cultivateurs de choux, on peut parier que les chenilles ne poseront pas trop de problèmes cette année étant donné le peu de fréquentation des adultes au potager.

 L’année passée a été très mauvaise. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions pour l’année 2008 car les générations estivales de nombreuses espèces doivent encore apparaître. Il semble cependant que les chaudes journées que nous venons de connaître soient favorables à l’éclosion d’un plus grand nombre d’espèces. Il est donc probable que nous verrons plus de papillons dans nos jardins cette année. De plus, il y a eu une migration massive de Belle Dame la troisième semaine de juin et les observations de ce papillon sont quotidiennes.

Ne nous leurrons pas, comparer une très mauvaise année 2008 avec une année « normale » ne doit pas nous empêcher de nous inquiéter.

Les papillons sont aujourd’hui plus que jamais confrontés à un environnement défavorable. Les talus et les friches sont traités, nos pelouses sont rases, notre environnement se banalise. Il y a de moins en moins de place pour une nature naturelle !

 Pour pouvoir suivre cette évolution au plus près, Natagora fait appel au grand public pour la deuxième année consécutive afin de récolter un maximum de données sur les espèces et le nombre de papillons qui visitent les jardins. L’opération « Devine, qui papillonne au jardin ? » doit en effet permettre d’avoir une idée des papillons qui fréquentent les jardins et de l’abondance des espèces. Cette grande opération de recensement se déroule cette année le week-end des 1 et 2 août 2009.    

 Participer à l’opération « Devine, qui papillonne au jardin ? », c’est ainsi non seulement l’occasion de s’émerveiller en observant les différentes espèces de papillons qui visitent les fleurs du jardin mais aussi de contribuer à leur étude. Avec leurs exigences écologiques variées et leur sensibilité, les papillons sont de précieux indicateurs de la qualité de notre environnement. Il est donc très utile de recueillir des informations.

 Votre participation à cette opération est plus que jamais primordiale si nous voulons suivre au plus près l’évolution de nos populations de papillons et tenter de comprendre pourquoi de nombreuses espèces deviennent si rares dans nos jardins alors qu’elles étaient très communes il y a quelques années à peine.

 Le dépliant de participation de l’opération dans lequel sont illustrés les principaux papillons de nos jardins, et l’explication de la méthode à appliquer pour bien observer, est disponible à l’administration communale de Bassenge, à la maison liégeoise de l’environnement (jardin botanique) et sur le site www.papillonsaujardin.be. Sur ce dernier, le public pourra également encoder ses observations et découvrir, en temps réel, la présence des différentes espèces dans nos régions.